Le Comte de Lieura - Chronologie d'une déclinologie ordinaire

23 mai 2007

Hollande "pathétique"

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Le PS n'a pas mis longtemps pour protester contre les propos "insultants et inadmissibles" de Fillon ce matin. Le premier ministre, dont le charisme n'a jamais été la première qualité, a le mérite de commencer la campagne législative en parlant comme le peuple, qui n'en pense pas moins de celui qui passera à la postérité par le raccourci qui l'a transformé en homme-flan chez les Guignols. On en regretterait presque Raffarin qui aurait été plus poète au moment de tirer sur l'ambulance...

François Fillon, s'il n'est pas un modèle de fidélité en politique (séguiniste, puis balladurien, puis chiraquien, puis sarkozyste) s'en tient au moins à sa ligne directrice: la France peut supporter la verité. La débacle annoncée de la gauche pour les législatives réclame l'urgence pour un problème largement aussi important que la réforme des retraites et les régimes spéciaux. La France n'est encore qu'au purgatoire parce qu'il reste ces socialistes en France.

Côté relève, si personne ne peut se réjouir d'imaginer la Nouvelle Gauche Caviar (Montebourg, Peillon et Hamon) prendre le relais de l'ancienne, Royal offre un signe encourageant en assimilant le sens du mot défaite: elle s'est effacée, évitant soigneusement de se mêler au naufrage collectif. La campagne de 2012 commencera le 18 juin. Elle n'aura pas plus de projet à cette date, mais parfois en politique, il vaut mieux. La gauche n'a rien retenu du TSS: les attaques sur la Berlusconisation de la présidence, largement inspirées par une extrême-gauche-sparadrap du captitaine Haddock, sont autant de prêches à des convertis. D'autant plus que Sarkozy, à la différence d'Il Caïmente, n'est jamais tombé dans le traffic de drogue, n'a pas de sang sur les mains, et n'est pas lui-même un industriel possédant une groupe de médias. Les fragments de l'opposition ne sont plus un raccourci près, et profite du fait que Sarko ait un sérieux problème avec la notion de diplomatie en envoyant son directeur adjoint de campagne à TF1.

Le plus beau reste quand même d'appeler les électeurs à ne pas donner une majorité écrasante à la droite: aveu d'incompétence plus qu'argument de campagne. Si Ségo avait gagné, aurait-elle appelé certains de ses électeurs à voter pour des candidats UMP par souci d'équilibre? Le PS devrait déjà se réjouir que l'élection ne se joue pas à la proportionnelle...

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15 mai 2007

Farfur

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Contrairement aux apparences (pas au discours quand même!) ceci n'est pas François Hollande avec la voix de François Baroin, c'est Farfur.

Une vidéo qui permet de prendre un peu de recul par rapport à la politique-politicienne franco-française et de se souvenir que la question du conflit israëlo-palestinien, une des plus grandes tragédies contemporaines, a été totalement occultée du débat présidentiel.

La morale de l'action, les débats participatifs ou autres désirs d'avenir auraient-ils été efficaces sur la scène diplomatiques si Ségo avait été élue? On l'a quand même échappé belle...

Mais toute médaille a son revers: Le pays où les français de l'étranger ont le plus voté pour Sarko, c'est Israël (90%)....

Il ne faudra donc pas compter sur la France pour faire avancer la paix.

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14 mai 2007

Faut se calmer sur les chiffres...

Sarkozy est élu mais personne n'est encore entré de plein pied dans la France d'après. La bataille des législatives commence, avec les mêmes méthodes que celles employées pour la présidentielle: mensonges, coups bas et censure.

PS : La victoire perpétuelle
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Royal, comme Bayrou, n'a toujours pas compris les chiffres. Pour prendre le contrôle d'un PS en fin de vie - on attend avec impatience le nouveau nom - en infirmière tout de blanc immaculé vêtue, se réclame d'une force de 17 millions de voix. Dommage, Sarkozy peut se réclamer de 2 millions de plus, et ces 17 millions ne sont pas représentatifs de toute façon. Mobilisés par le TSS, une grande partie de ses électeurs ont voté "contre" un projet et ne se sont pas laissés embobiner dans un pacte présidentiel qu'il sera difficile de transformer en pacte législatif. Les hiérarques du parti sont plus loins de Ségolène que Sarko ne l'est de Védrine, Kouchner ou Allègre, mais le nouveau slogan du PS traduit la même volonté d'adhérer autour d'un nouveau référundum Anti-Sarko: "La gauche qui agit (difficile quand on n'a pas le pouvoir depuis 1995, où alors il faut se réclamer du bilan de Chirac), la gauche qui protège (du Sarkozysme fascisant)".

Or, une partie des composantes de feu-la gauche plurielle, rassemblée malgré elle autour de la fille de colonel le 6 mai, ne souhaite pas -à juste titre- se resservir de méthodes qui n'ont pas fait leurs preuves. DSK, galvanisé par la campagne navrante de sa concurrente, est désormais jugé le mieux placé pour faire bouger les lignes par les français. Les verts, même s'ils ne servent plus que de symbole, viennent de lâcher le PS. La LCR envoie 500 rouges bousculer l'ordre juste. La gauche ne respire pas la franche camaraderie... En réponse, Hollande, le paradigme de l'efficacité politique, promet des "assises" pour la refondation du PS... Ségo marche, vole, lévite au-dessus de la mêlée, et fait preuve d'une constance remarquable en affichant sa victoire (mais laquelle?), comme elle l'a fait tout au long de la campagne et le 6 mai au soir.

Bayrou = Second Life.
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Une semaine après le lancement du Modem, Bayrou pavoise malgré toute sa solitude, que la presse étale pourtant au grand jour. Le centriste est grisé par le chiffre de la semaine: 52.000 inscrits sur son site Internet. Mais est-ce qu'une force équivalente à 40% de l'électorat de Schivardi le 22 avril est légitime pour affirmer l'existence d'une troisième voie politique en France? D'autant plus qu'il ne faut pas oublier que la blogosphère s'est largement entichée de Bayrou, vote-poubelle du scrutin pour tous les républicains qui ont eu peur de Sarko et ne se sont pas laisser berner par le sourire forcé de Ségo.

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Face à l'écrasante victoire de Sarko, méthode Coué chez ses adversaires: tout le monde a gagné. Avec un tel état d'esprit, il ne faudra pas pleurer si la France se prend 20 ans de droite. Une nouvelle forme de faire de la politique est en train d'émerger: au lendemain d'une élection, ne pas tirer de conséquence du résultat (comme celui du 29 mai), mais passer directement à la préparation de la prochaine échéance. La démocratie souffre....

Hola Sarko
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Il a validé les critiques contre lui au sujet de ses relations avec les médias et les riches avec l'épisode du Fouquet's et du Paloma. Il a donné un avant-goût de l'Etat policier avec les multiples bavures et les attaques gratuites dans les banlieues, qui sont en train de devenir le punching ball donc le garant de la politique la plus droitière de Sarko (l'épisode d'Aulnay-sous-Bois - ). Il a confirmé ses talents de démago en se rapprochant de Kouchner, une des figures du Mai 68 qu'il comptait liquider. A présent, l'épouvantail de la censure plane...Voilà que tout est mis en oeuvre pour ne pas ébruiter le faît que Cécilia n'a pas voté le 6 mai. Elle aurait même fait chambre à part au Fouquet's... Cela relève en effet de la vie privée, comme se justifie Jacques Espérandieu, directeur de la rédaction du JJD, propriété d'Arnaud Lagardère. Le numéro hagiographique de Paris Match consacré à la soirée du nouveau président le 6 mai, pas politique pour un sou, n'a pourtant pas eu le même traitement. Sarko a toujours utilisé la "sphère privée" pour servir sa carrière, alors qu'il ne s'étonne pas si cela se retourne contre lui de temps à autre. Il doit jouer le jeu et accepter une communication "closer" dans les deux sens.

En copiant ses méthodes, la gauche pourrait retrouver le chemin de la victoire: Hollande et Royal (qui s'est déjà largement servie de sa vie privée pour sa communication) se mettent à courir idéologiquement après Sarko: ils attaquent en justice les journalistes du Monde qui ont écrit un livre sur leur couple...

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09 mai 2007

Les débuts de Sarkozy: prise de pouvoir ou post-campagne?

Présidentielles : Saison 2

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ça commence mal...Depuis dimanche à 20H, les protagonistes du feuilleton-réalité qui tient le monde en haleine depuis plusieurs mois font l'inverse de ce qu'ils ont dit pendant la saison 1.

Sarkozy débute son règne par un dîner de la  victoire au Fouquet's. Il s'envole ensuite pour effectuer une croisière à 200.000 Euros à Malte après avoir communiquer abondamment sur son besoin « ascétique » de prendre de la distance et prendre conscience de la « gravité de la fonction ».

François Hollande rappelle qu'il n'aime pas les riches en condamnant ces vacances de milliardaire. La gauche, trop divisée, n'a toujours pas trouvé quelqu'un pour lui expliquer qu'avoir de l'argent ne constituait pas un délit aux yeux de la loi française. D'autant plus que ces vacances ne sont pas financées par l'Etat. Sarkozy gagne assez bien sa vie, notamment grâce aux droits d'auteurs de son livre, comme le font une bonne partie des hommes politiques majeurs, de droite comme de gauche.

En revanche, les contradictions entre les discours d'un Sarkozy proche du peuple, se faisant élire en invoquant les forces ouvrières de Blum et de Jaurès et en fixant comme priorité la fin de la République des officines, contrastent avec ces trois premiers jours post-élections.

Vive la République, Vive la France et Vive la Bretagne

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Le restaurant des Champs-Elysées appartient au groupe Lucien Barrière, dont les intérêts sont liés aux pouvoirs publics.  Ensuite, l'industriel et accessoirement l'homme montant des médias Vincent Bolloré (baptisé « le boucanier avec du flair » par le Financial Times) lui prête son yacht. Les deux hommes ont tout intérêt à se rapprocher.

Sarkozy, inventeur de la communication avant l'action plutôt que sur les résultats doit pouvoir alimenter le robinet médiatique (et son plan média est plus quantitatif que qualitatif). Bolloré, le « petit prince du cash », le « perceur de coffre », ou encore « il scalatore » quant à lui compte investir 10% de ses actifs dans les médias, soit 500 Millions d'Euros (selon imedias.biz).

Si tous les investissements se portent sur des projets dont le modèle serait Direct Soir, on peut s'inquiéter  de la superficialité de l'information que l'on trouvera dans un genre de presse écrite qui aura contribuée à la mort du journalisme, en infantilisant le rapport à l'information plutôt que de chercher la confrontation intellectuelle.

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Le breton a tenu a rassuré son monde en affirmant ce matin n'avoir aucune activité avec l'Etat, mails il suffit de consulter son site Internet pour s'apercevoir du contraire:

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A agrandir

PS : toujours plus gauche

Hollande

Encore une fois, la gauche tape à côté. Ce sourire tout à fait déplacé de Ségolène Royal dimanche confirmait ce qui inquiétait les éléphants du PS: Pour elle, être candidate suffisait largement. Elle a perdue de 6 points pourtant, face à un des hommes politiques les plus haïs de la cinquième République.

Désormais, laisser le pouvoir dans les mains d'un candidat qui met les valeurs boursières au dessus des valeurs humaines et qui se place dans « l'immoralité politique » n'est finalement pas si grave, tant qu'elle peut passer encore un peu à la télé. Elle pourrait même garder le contrôle du parti en l'emportant au jeu de la couverture médiatique. DSK et Fabius partent de trop loin et la scission du PS semble inéluctable ; le sourire de façade de Ségolène devrait faire école.

L'Histoire retiendra que Nicolas Sarkozy, au-delà de tout ce qu'on peut lui reprocher depuis des années, aura réussit l'exploit de mettre fin à la montée du Front National, de diviser le centre et la gauche en une seule élection, alors que les derniers restes de l'extrême gauche sont jetés aux poubelles de l'Histoire. There can be only one. Les têtes ont roulées. Les autres partis peuvent condamner la « violence » de l'UMP : ils en sont les premières victimes.

L'extrême-n'importe quoi

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Plus important : la question majeure de ces 3 premiers jours post-6 mai reste en suspend. Que veulent les manifestants d'extrême-gauche à la Bastille ? Qui peut citer une seule de leur revendication ?

Ces mêmes professionnels de la contestation voulaient le retrait du CPE, même si cette mesure ne les concernait pas puisque ces groupuscules ne sont pas liés au secteur privé. Au moins ils avaient un but. Contre le Traité Constitutionnelle européen, ils ne comprenaient pas contre quoi ils manifestaient, mais ils avaient des bâtons à mettre dans les roues d'un Chirac vieillissant.

Ils sont en partie responsables de la défaite de la gauche cette année, puisqu'ils ont volontairement fragmenté les mouvances de la gauche pour récupérer idéologiquement plus de temps de parole (4 candidats antilibéraux pour squatter 1/3 du temps de parole CSA). A l'époque du CPE, ils avaient aussi dégoûté une partie de l'électorat traditionnel de gauche en stigmatisant certaines voix s'élevant contre la poursuite de la grève après une durée inacceptable (pas loind de deux mois alors que l'affaire était close) ou en remettant en cause le résultat d'AG truquées. Traiter ceux qui ne pensaient pas comme eux de « fascistes » ne leur posait aucun problème de conscience.

Maintenant, les groupes antisarko, dont la moyenne d'âge trahit l'immaturité politique, en allant au bout de leur logique, ne se satisferont que d'une démission de nouveau président, c'est-à-dire une remise en cause des 53% d'électeurs de droite et du fonctionnement même de la démocratie, qui reste toujours depuis Churchill le pire des systèmes, à l'exception de tous les autres.

A moins d'une démobilisation sous le coup de la lassitude (heureusement le scenario le plus probable), la seule issue possible pour que ces manifs cessent est un renversement de la démocratie, un putsch qui ne peut s'effectuer que dans la révolte et le sang, appuyée par une escouade de casseurs : l'écart ne permet même pas d'appeler à un recompte. Après on nous dit que c'est Sarko le violent...

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Pendant ce temps là, Buffet et Hollande ont appelé au calme...

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03 mai 2007

L'immoralité politique vs la morale de l'action

Sarko vient de gagner l'élection. 5 more years. On pensait que Ségo avait tout à gagner dans le débat d'entre-deux-tours, que dans le pire des cas les lignes ne bougerait pas. La presse salue la pugnacité de la candidate PS et déclare le match nul, mais ne perdons pas de vue que si Le Monde et Libé se mettent à dire que c'est foutu, ils perdent leur fond de commerce en ces temps déjà difficles. Pourtant leur première mission serait de relater l'évidence: la candidate socialiste est compétente, contrairement à ce que la droite et une partie de la gauche ont voulu faire croire, mais moins que Sarko.

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Les deux candidats ont chacun tenu leur ligne stratégique, mais celle de Sarko était meilleure. Il a su rester calme et pédagogue, malgré quelques bourdes et quelques mensonges (ça reste de la politique). Il a réussi à decevoir tous ceux qui attendaient des citations de Mein Kampf, en vidant le TSS de son contenu, pour laisser les socialistes sans leur argument phare.

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Pourtant la "pugnacité" de la candidate avait pour seul but de le faire sortir de ses gonds. C'était sa seule chance de victoire, et il faut reconnaître qu'elle s'y est employée de toutes ses forces et de toutes ses fiches, n'hésitant pas à dépasser parfois avec bravitude les limites de la morale de l'action:

  • Dans le style, la parole de Sarko était coupée systématiquement: cette méthode bien française, certes efficace mais aussi réellement aggressive, que même les méchants américains antidémocratiques n'oseraient employer dans cet exercice du débat, détourne l'attention du spectateur, décrédibilise l'adversaire et permet de placer le maximum de sa camelote verbale, en jouant subtilement sur le temps de parole.

  • Le populisme au travers des discussions café du commerce: de mettre en avant par "une riche héritière" dont elle a entendu parler pour dénoncer le bouclier fiscal est du même niveau rhétorique que le "J'aime pas les riches" de Hollande. L'héritière en question est d'ailleurs celle de la famille fondatrice des Galeries Lafayette, qui ont fait la réputation de Paris et sont un argument de vente de la France pour toute notre précieuse industrie du tourisme.

  • La mauvaise foi:  vers 21H10, un grand éclat de rire a traversé la France quand Ségo, qui commence à peine à s'extirper de ses fiches, annonce à l'emporte-pièce la création du service de raccompagnement des fonctionnaires de police de sexe féminin. Devant le plateau incrédule, Ségo marque un temps d'hésitation, puis choisi la fuite en avant. Depuis le début de la campagne, c'est son entourage qui rétropédale de toute façon. Elle utilisera plusieurs fois ce procédé dans la soirée.

  • Le renforcement de sa base arrière : en envoyant un clin d'oeil à l'électorat motivé de Besancenot avec les logements sociaux à Neuilly ou en faisant signe aux verts avec l'EPR, Ségo renforce un électorat qui lui est acquis. Ces électeurs sont les fantassins du TSS, leurs candidats gardiens de l'angélisme contre-productif que Sarko veut liquider. Elle espère encore faire de Sarko un CPE qui s' abat dans la rue...mais vu le score de son rival au premier tour, accuser Sarko de dresser une France contre l'autre relève désormais de l'immoralité politique.

  • Les mensonges et les esquives: Vincent Peillon et Arnaud Montebourg l'ont briffée sur leurs techniques, à savoir recourir à l'argument dialogue social quand un sujet n'a pas été préparé, vanter le très bon système de formation français et faire de l'école une de ses (douze) priorités, ou encore inventer des organismes bidons de la bonne parole. Quelqu'un a déjà essayé de googliser le "collectif des associations indépendantes" qui a noté les projets des candidats? Sans parler du fameux 17%, pour lequel elle a réorienté le débat en se changeant en Laurence Boccolini politique. Le chiffre est faux, mais vu le niveau de la campagne on ne peut pas lui en vouloir. En revanche, de parler de lapsus dans cette séquence le lendemain matin du débat (sur France Inter), il ne faut avoir peur de rien. Cela fait partie des avantages de ne pas être la méchante dans l'histoire. 

    stopsarko

Malgré tout cela, Sarko a tenu, et elle a craqué. Au bout de deux heures de débat, fatiguée de ne pas énerver l'instable et infâme Sarko, à bout de nerfs (son équipe avait demandé au CSA que le débat ne dure pas plus de 90 minutes), elle a sorti l'insulte-slogan qui passera à la postérité: l'immoralité politique. Dans l'histoire des débats présidentiels, le "monopole du coeur" ou encore le "Monsieur le Premier ministre" étaient des phrases qui désarmaient car elles synthétisaient de manière lyrique toute l'incongruité de l'argumentation adverse (Mitterrand accusait implicitement VGE d'être incapable de faire du social et Chirac ne pouvait en effet pas occulter son bilan). La légende a retenu que ces phrases avaient contribué à la victoire, alors que l'immoralité politique conduira Ségo à la défaite.

La candidate aurait difficilement pu faire une phrase plus creuse, surtout pour répondre à une proposition en faveur des handicapés que Sarko n'a pourtant malgré tout pas proposé d'envoyer à Dachau, ce qui aurait bien arrangé toute la gauche. Quant au plan Handiscole de Ségo, le Figaro relève ce matin que les associations avaient critiqués ce système "pas assez contraignant" et qu'il avait été progressivement abandonné.

    sarkohaine

    2007 consacre le marketing politique obscurantiste inspiré par la gauche. Merci quand même à Ségo de nous avoir épargner hier soir le "aimez-vous les uns les autres" qui concluait son meeting de Charléty.

    temoignage_chretien

    (Agrandir l'image pour bien voir la couv')

    Mais qu'importe, les gens écoutent Sarko et regardent Royal.

    C'est elle qui fait le spectacle, mais tous ceux qui aiment la politique pour la forme plus que pour le fond, Libé et Le Monde en tête, ne sont pas les électeurs qui ont des problèmes du quotidien à résoudre.

    cartedesvotes

    Qu'auraient-ils dit si Sarko avait débattu avec 1/10ème des recettes ségolèniennes?

Posté par lecomtedelieura à 21:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

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